Les émotions de l'AT + guide de survie

Certains d’entre vous ont, peut-être, déjà participé à des Appels à Texte. Qu’il s’agisse d’une maison d’édition qui souhaite réaliser une anthologie, d’un magazine qui prévoit un numéro spécial ou même de concours d’écriture, cela expose l’auteur à un panel d’émotions diverses et variées. Surtout quand il n’est pas sélectionné. Voici un petit guide de survie pour tous les recalés des AT (force à nous !).

Tout d’abord, étudions les phases par lesquelles nous passons (enfin, je passe).

L’excitation, c’est toujours la première chose que je ressens quand je décide de participer à un AT. Parfois, pas régulièrement, je regarde la liste des AT disponibles dans les genres de l’imaginaire ou de l’horreur. Je lis les thèmes et quelquefois, il y en a un qui m’interpelle, qui m’inspire plus que les autres et je décide d’y participer. Je suis alors hyper enthousiaste et excitée. J’ai des idées qui me viennent en profusion, désordonnées et floues, mais je me dis que je tiens un truc cool.

Très vite, l’excitation disparaît, je commence à écrire et c’est la déception. Ce n’est pas assez ci, trop ça. Bref, c’est mauvais. Je suis parfois à la limite de tout envoyer balader. En général, c’est Martel et mon compagnon qui m’encouragent à persévérer. Et je les écoute, parce qu’ils ont toujours raison 😊

Vient l’étape fatidique de l’envoi. Après l’appréhension, une fois le bouton cliqué, naît un nouveau sentiment : l’espoir. « Peut-être que ça sera moi ! Mon texte va être publié ! »

Aussi vite qu’un soufflet raté, l’espoir retombe et le doute s’installe pendant la, parfois longue, période d’attente. « Ce que j’ai écrit est trop mauvais… Je ne pourrai jamais être sélectionnée avec ça… »

Personnellement, les deux dernières phases, espoir et doute, s’alternent jusqu’aux résultats. Elles apparaissent quelquefois toutes les deux dans la même journée. C’est les montagnes russes ! (et un vrai supplice pour les personnes à qui j’en parle !).

Enfin, le verdict tombe. Je ne suis pas sélectionnée. La tristesse et la colère font leur entrée. « Je suis sûre que mon texte est génial, c’est injuste ! Mes textes ne sont jamais retenus, je suis nulle, j’arrête d’écrire ! ». Ah ! Quelle douce mélodie !


Aurai-je participé à un AT récemment ?

Voici donc ma recette quand j’apprends que je ne suis pas retenue (je ne l’ai jamais été !). C’est cadeau :

– Premièrement, respirez ! On ne cède pas aux émotions à chaud !

– Ensuite, préparez une boisson chaude. J’adore le thé, mais ça marche aussi avec le café, le chocolat chaud…

– Étape suivante : s’insérer dans une couverture chaude est moelleuse, boisson à la main. Alors, si comme moi vous venez du sud de la France ou d’une région où il fait hyper chaud, je conseille de sauter cette étape en été. Installez-vous confortablement face à un ventilateur, ça marche aussi.

– Enfin, démarrez une série sur Netflix (parce que les épisodes se suivent sans que vous ayez besoin d’appuyer sur un bouton et de sortir de votre cocon). Vous pouvez aussi opter pour de la lecture, mais attention ! Vous pourriez faire le lien entre le livre que vous tenez, les maisons d’édition, les AT et votre récent échec. Les trois précédentes phases seraient totalement anéanties et votre amour propre avec. Soyez raisonnable et regardez une série : c’est plus safe !

Ce petit rituel, s’il n’est pas efficace, vous permettra au moins de vous rappeler ceci : si son texte n’est pas choisi pour un AT, ça ne veut pas dire qu’on ne sait pas écrire. Il y a plein de raisons qui font que vous pourriez être recalé. Liste non exhaustive :

– Il y a des gens meilleurs que vous. Alors, oui, dis comme ça c’est pas fun. Mais c’est la vérité, et c’est tant mieux ! Il y aura toujours des personnes au-dessus de vous et vous serez toujours au-dessus d’autres personnes. C’est la vie, et ça pousse à se dépasser !

– Vous n’avez pas bien répondu au thème. Ça arrive parfois. On a une super bonne idée, mais elle ne correspond pas tout à fait à ce qui est demandé. On sort un petit peu du cadre. Le jury ne peut pas prendre votre texte, même s’il est très bien, pour cette raison.

– Le texte n’entre pas dans la ligne éditoriale de la ME. Ça aussi, ça arrive. Votre texte n’est pas assez romance ou pas assez horrifique… ça, c’est la maison qui le détermine. La qualité de votre texte n’est pas prise en compte.

– Il y a des dizaines et des dizaines de participants pour peu de places. C’est comme un concours de la fonction publique ! Le jury doit faire un choix et ça n’est pas tombé sur vous (peut-être pour la raison n° 1). C’est comme ça.

Quoiqu’il en soit, ne vous découragez pas ! Il y a des auteurs publiés (donc qui semblent avoir toutes leurs chances) dont les textes ne sont pas sélectionnés. Il faut un nombre considérable de participations pour avoir peu de réussites. Bon, sauf si vous êtes un génie de la littérature, j’imagine. Mais dans ce cas, cet article ne s’adresse pas à vous.

Ne jugez pas la valeur de vos écrits à vos échecs ou succès dans les concours et les AT. Félicitez ceux qui gagnent, mais ne vous dévalorisez pas, n’envoyez pas tout promener pour une mauvaise expérience. C’est toujours gratifiant d’être choisi, c’est certain. Peut-être qu’on se sent comme l’élu, l’être suprême (j’peux pas vous le dire, ça), mais rater n’est pas une mauvaise chose. Le jour où nous apprendrons à nous féliciter d’avoir échoué, nous aurons trouvé la clef du bonheur ! N’oubliez pas, il y a de la réussite dans chaque échec, on apprend toujours quelque chose !

Finalement, on écrit pour soi, parce qu’on aime ça. Demandez-vous pourquoi vous écrivez. Pour la reconnaissance ? Pour devenir riche et célèbre ? Peut-être vous êtes-vous trompé de voie.


Je souhaite aujourd’hui vous présenter un nouveau projet pour le blog : L’inTERview. Il s’agit d’interview d’auteurs, mais la particularité est qu’il n’y a que trois questions. Le plus posées, les plus clichées, soit :

– Comment vas-tu ?

– Qu’est-ce qui t’a donné l’envie d’écrire ?

– As-tu des projets pour les prochains mois ?

Nous commencerons avec ces trois questions. Vous pouvez également m’en proposer d’autres ! Le but de L’inTERview est de s’amuser des questions bateaux, de passer un bon moment, mais aussi de faire la promotion des auteurs et autrices !

Il y aura aussi une question bonus. Cette dernière devra être une question qui, au contraire, n’est jamais posée par les journalistes. Vous devrez voter pour la choisir ! N’hésitez pas non plus à en proposer !

Pour la première interview, vous avez le choix entre :

– Quelle insulte cracherais-tu aux personnes qui téléchargent ton livre illégalement ?

– L’inspiration, elle te vient mieux sous la douche, dans ton lit ou aux toilettes ?

Je créerai une story Instagram dans la journée pour que vous puissiez faire votre choix. Si vous n’êtes pas sur la plateforme, vous pouvez commenter directement l’article 😊 Vous avez deux semaines pour voter !


La banderole de L'InTERview aux couleurs de l'automne

La première personne à se mesurer à L’inTERview est A.D. Martel ! Vous retrouverez ses réponses le 3 novembre !

Auteurs, autrices, si vous souhaitez participer à L’inTERview, vous pouvez me contacter par message privé, ou bien par mail à mirado.contact@gmail.com.

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