• Mira Do

#mercilauteur, part. 1

Chose promise chose due !

Voici donc le premier récapitulatif de mon défi "merci l'auteur, merci l'autrice !"




1er décembre : Celui qui te met de bonne humeur.


Merci Laurent Gounelle d’avoir écrit L’homme qui voulait être heureux.


Je ne lis presque qu’exclusivement des romans de fantasy, de fantastique ou d’horreur. Je m’aventure rarement dans les autres genres et pourtant. J’ai croisé votre livre au hasard sur un présentoir. Sa couverture et son titre ont tout de suite attiré mon œil. Le résumé ne m’a pas transcendé, mais il y avait un vieil homme sage, et dans mes univers, il faut toujours écouter ce que le vieil homme sage a à dire (les vieux, c’est mystérieux). Alors je l’ai acheté. Puis je l’ai lu. D’une traite. Et je l’ai relu plus tard.

J’avais raison, il faut toujours écouter le vieil homme sage !

Merci Laurent Gounelle, avec votre livre, vous m’avez fait découvrir un nouveau genre littéraire, mais vous m’avez transportée avec tant d’aisance que ça en est presque mystique. J’ai beaucoup déménagé, et ma bibliothèque subit un tri à chaque fois. Mais L’homme qui voulait être heureux reste, la question n’est même pas posée. C’est l’un des rares livres que je relis régulièrement.


Pour votre plume, pour la bonne humeur, merci M Gounelle.




3 décembre : Celui qui a marqué ton enfance.


Merci M Andersen, pour m’avoir appris à voir les choses sans filtre pour les rendre plus belles.

Quand j’étais petite, il y avait dans la bibliothèque familiale un recueil de nouvelles d’Andersen. J’aimais le feuilleté, car les illustrations étaient belles. Je lisais La petite sirène. Mais il y a un conte qui m’a particulièrement marqué : La petite fille aux allumettes.

Ce conte c’est de l’horreur froide. Pas de métaphore, rien d’édulcoré, la simple et affreuse réalité. Je ne sais plus si j’avais pleuré, mais il m’avait traumatisé. Cependant, je le relisais régulièrement et ai appris à en aimer la cruauté. Je pense qu’une grande partie de mon attrait pour les histoires tristes, horribles et sans fin heureuses.

Vous ne pouvez plus me lire, mais je vous remercie M Andersen pour cette lecture dont je me souviendrai toujours et qui a déclenché chez moi un attrait particulier pour les histoires qui finissent mal.




5 décembre : Ton doudou d’ado


Merci Michelle Paver pour Les chroniques des temps obscurs.


Je ne me rappelle même plus comment le premier tome de votre saga est entré en ma possession. Je crois que la couverture m’avait fait de l’œil. Quoi qu’il en soit, je l’ai lu d’une traite et j’ai enchaîné les 5 tomes suivants. J’étais au collège et j’en parlais tellement autour de moi, qu’une de mes amies avait fini par me les emprunter. Je l’avais contaminée. Non seulement vos romans, Mme Paver, me laissent un souvenir impérissablement, mais en plus ils m’ont beaucoup appris. Le rapport à la Nature, aux animaux (oui, j’ai souvent imaginé que les chiens de mon papa étaient Loup…), le courage, l’espoir… Mais ce qui m’a le plus plu, du haut de mon jeune âge, ce fut le personnage de Renn.


C’est la première « vrai » femme forte que j’ai eu l’occasion de lire. Elle a été un modèle et un exemple durant une longue période. Je voulais me faire les mêmes tatouages qu’elle à une époque (la jeunesse !). Michelle (si vous me permettez), Les chroniques des temps obscurs ont fait partie intégrante de mon développement, de mon éducation.


Pour cette lecture grandiose et ce qu’elle m’a apporté, merci Michelle Paver.



7 décembre : Ta plus belle découverte en cours de français.



Merci Anthony Horowitz pour L’île du Crâne (et merci à mon super prof, M. Meyser)


Alors là. Mon professeur de français au collège mettait la barre haut niveau lecture (Ne vous disputez jamais avec un spectre de Anne Duguël, par exemple). Mais avec cette lecture, il s’est surpassé !

J’ai particulièrement aimé les personnages, l’ambiance un peu effrayante, l’histoire… Ce roman, je l’ai toujours dans ma bibliothèque et je sais qu’un jour, je le ferais lire à mon neveu. Je n’ai pas grand-chose à dire de plus. Ce livre a marqué mon adolescence et m’a convaincu dans l’idée de créer et de développer de nouveaux univers. Il a d’ailleurs été à l’origine d’un de mes projets d’écriture, que j’ai repris il y a peu. Je n’ai finalement pas les mots (ça, c’est de l’ironie), pour dire ce que vous m’avez apporté, M. Horowitz.


Pour L’île du Crâne et Maudit Graal, merci Anthony Horowitz, du fond du cœur.


Je fais une entorse au protocole pour remercier mon professeur de français, qui peut-être, qui sait, verra ce message. Je racontais déjà des histoires avant de vous connaître, mais je ne vous remercierais jamais assez de m’avoir encouragé dans cette voie, d’avoir privilégié mon imagination à mon orthographe (qui était vraiment… médiocre). Ça choque toujours ma mère, mais je ne serais sans doute pas là où j’en suis sans vous. Merci beaucoup !




9 décembre : Celui dont tu te souviens peu, mais qui t’a marqué.


Merci Elizabeth Haydon pour Rhapsody.


Je me souviens peu de l’intrigue, car elle était complexe. En revanche, j’avais trouvé le personnage de Rhapsody tellement touchant et vrai. Je veux écrire des personnages comme ça. De ceux qui marquent quand on a oublié leur histoire. De ceux dont on se rappelle parfois, comme d’un vieil ami que l’on voudrait retrouver.

Je me rappelle la quête, le long voyage, la narration qui rendait tout prenant alors que ça aurait pu paraître long. Vous êtes un modèle, Mme Haydon, du vrai travail d’un auteur. Votre travail est pour moi un modèle.


Pour me pousser à m’améliorer toujours plus, merci Elizabeth Haydon.



11 décembre : Celui qui t’a fait voir les choses différemment.


Merci Didier Van Cauwelaert pour Journal intime d’un arbre.


J’en ai lu des histoires ! Avec des personnages, homme, femme, enfants, ados, animaux… Mais jamais je n’avais suivi l’histoire d’un arbre. J’ai acheté le roman, car je trouvais l’idée originale et la couverture jolie (décidément, les couvertures me piègent souvent !). En réalité, je ne m’attendais pas à quelque chose d’extraordinaire ou de particulièrement intéressant ! Mais quelle erreur ! Mon Dieu, quelle erreur ! Vous dépeignez des personnages si attachants. Vous racontez leurs malheurs avec une naïveté qui rend tout incroyable. C’est cela aussi que je trouve extraordinaire : vous avez été capable de créer un être à la fois naïf et immensément sage.

J’envie votre capacité à écrire simplement et efficacement. J’en suis venue à m’interroger sur des sujets d’importances auxquels je n’avais jamais réfléchi. Et je trouve ça très fort de votre part.


Pour les prises de conscience, pour ce style remarquable, merci Didier Van Cauwelaert.



13 décembre : Celui que tu as honte d’avoir lu, mais que tu as aimé.


Merci Stephenie Meyer pour la Saga du désir interdit (Twilight).


Là, c’est un peu l’affiche pour moi, qui ai une sainte horreur des romances et de tout ce qui dégouline de sucre rose… Mais je l’avoue, j’ai lu la saga, et je l’ai aimé.

Je l’ai d’abord commencé, car ma sœur la lisait, puis d’autres personnes autour de moi. Désolée Mme Meyer, mais le style n’est pas sensationnel et tout est plutôt très cliché, mais j’ai adoré. Je ne sais pas pourquoi. Vos romans avaient tout pour me déplaire, mais j’ai accroché. Ça a été une honte durant de nombreuses années. Je disais que je n’aimais pas (et les films m’ont bien aidé ! Navrée pour ceux qui les aiment…). La vérité c’est que j’ai été happée dans ce tourbillon d’émotions et de facilité. C’était une lecture prévisible et légère. Je ne relirai jamais votre saga, mais j’y ai passé un bon moment.


Pour ce plaisir coupable, merci Stephenie Meyer.



15 décembre : Celui que tu ne pensais pas aimer.


Merci Emilie Chevallier Moreux pour Nous serons les derniers.



Je l’ai écrit dans le post précédent : j’ai une sainte horreur des romances ! Alors quand Emilie m’a contacté pour que je bêta-lise sont romans, j’ai d’abord hésité, puis j’ai accepté. Je me suis dit : « c’est une bonne expérience ! ». Et voilà. Je vous le dis, j’ai pleuré. Emilie, tu manies les mots avec une dextérité telle que j’ai été complètement embarquée avec Max et Camille. Tu sors tellement des clichés ! Tu abordes des thèmes forts et tes personnages sont si… incroyables ! Je ne m’attendais en rien à commençant la lecture et quelle claque !


Pour m’avoir réconcilié (un peu) avec le genre, merci ECM !

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