Mettez des animaux dans vos romans (bon sang !)

Les animaux font partie intégrante de nos vies. Que l’on en ait adopté, que l’on s’occupe du chat qui erre, qu’on les croise dans la forêt... nous vivons avec eux. Cela devrait en être de même dans la littérature, que ces animaux soient réels ou imaginaires.



Mes parents ont toujours eu des chiens et j’ai grandi avec eux. Vivre avec une boule de poil est si naturel pour moi, que j’ai eu du mal à me passer de leur compagnie durant mes études. J’ai besoin de sentir la présence d’une créature à fourrure et de m’occuper d’elle. Enfin, d’eux. Car aujourd’hui j’ai trois chats.

Trois chats qui auraient pu avoir un tout autre destin. Je nourrissais une chatte errante, que je trouvais fort grosse, et elle a hérité du nom de Brioche (je pensais qu’elle avait une Brioche dans le four). Elle venait tous les jours. Un matin, mon compagnon et moi avons décidé d’arrêter de la nourrir, car nous déménagions bientôt, et qu’elle mangeait à tous les râteliers ! Une heure et demie après, Brioche arrivait pour se gamelle. Et derrière elle une toute petite boule noire, apeurée, peinait à la suivre. Et, je n’allais pas les laissait dehors ! Nous avons discuté, on les garde ? On n’avait pas prévu d’avoir des animaux, surtout pas deux ! Nous téléphonons à une association. Ils sont complets, ils n’acceptent plus de récupérer d’autres chats. Bref, mon compagnon est parti leur acheter à manger, et je suis retournée leur tenir compagnie. Et là ! Dans la masse noire cachée derrière la porte, deux paires d’yeux me fixent... Ainsi, un deuxième chaton avait fait son entrée sans qu’on le voie. Leurs péripéties ne s’arrêtent pas là, mais voilà, ils sont actuellement bien installés sur un canapé. Et ils sont bien gras !


Le jour de leur arrivée ils ressemblaient à des rats mouillés

Le chat le plus devant, Loustic, a une balafre qui part de son front, passe entre ses yeux et s'étend jusque sur sa gorge. Il a sûrement échappé à la mort.


Ce genre de récit, je n’en retrouve que peu dans la littérature. Je ne dis pas que ça n’existe pas, il y a des romans qui se basent uniquement sur les animaux. Mais pour les autres.

Dans les genres de l’imaginaire, les animaux sont principalement « utilitaires », ce sont les chevaux qui permettent de se déplacer, les bœufs qui aident aux labours... ou bien, ils sont du côté des méchants : les méchants loups dans la forêt, le dragon qui garde le trésor convoité... S’ils n’ont pas d’utilité dans l’histoire, il arrive qu’il n’existe tout simplement pas. Et ça me désole. Déjà, parce que je les aime, mais aussi parce que l’on peut me décrire un paysage incroyable, si je n’entends pas le chant des oiseaux ou que je n’y devine pas le passage du lièvre, il y a quelque chose qui manque. Sauf exception, un lieu sans animaux est irréel.


Ouvrez votre fenêtre et observez, écoutez. Les animaux sont toujours là. Parfois discrets, parfois trop bruyants (comme les ânes dans le pré d’en haut), mais ils sont là.

Lorsque j’écris, il y a toujours un moment où je parle des animaux. C’est comme décrire la brise qui caresse la joue du personnage, ça n’apporte rien à l’histoire, mais ça l’ancre dans le réel. On s’y identifie mieux. Alors, amis (ou pas d’ailleurs) écrivains, ceci est une requête solennelle pour que vous mettiez plus de vie dans vos romans !

Ça ne vous dit pas, à vous, d’avoir plus d’animaux dans les romans ?


J’adore écouter des histoires d’animaux, racontez-moi les vôtres ! ET montrez-moi des photos !






29 vues0 commentaire
Écrire des lettres

Inscrivez-vous à la newsletter pour ne rien rater !

Le guide "5 étapes pour bien débuter son roman" est offert à l'inscription !

Contact :

© 2020 by Mira Do. France.

  • Facebook
  • Instagram